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Des prairies

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  La prairie un écosystème parmi tant d’autres… Extraits de Biomimétisme Janine M. Benyus. … Des champs de blés se dressent de tous côtés, à pe rte de vue, rangées rectilignes faisant alterner le vert et le marron. Du ciel, ils doivent donner l’impression d’avoir été taillés par une machine de mort, tant leurs bords forment des angles impossibles à retrouver dans le vivant. Entre les tiges, le sol est clairement visible, la moindre mauvaise herbe ayant été pulvérisée de produits chimiques. Rein d’autre que le blé n’est autorisé à pousser ici ; toute forme de diversité a été arrachée. …. Aujourd’hui, nos cultures sont si dépourvues de la capacité d’adaptation de leurs ancêtres sauvages qu’elles ne peuvent se passer de nous et de nos transfusions pétrochimiques d’engrais et de pesticides. Dans notre quête d’une production toujours plus importante, nous leurs avons ôté leurs défenses naturelles. Nous les avons isolées de leur groupe plurispécifique, nous avons restreint leur div...

L’ombre

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  Toujours là près de nous quoi qu'on fasse ou qu'on aille, elle est présente dans toutes nos embûches  et dans toutes nos joies. Peut-on rêver meilleur ami ? Aussi fidèle ? Alors peut-être qu'au lieu de vouloir tuer la part d'ombre qui est à l'intérieur de chacun de nous,  il serait plus juste de la prendre dans ses bras, la serrer avec tout notre amour pour devenir le yin et le yang  où devenir le vent et l'arbre. En plus c'est super chouette avec notre ombre on peut devenir des géants.

L'allée des cocotiers

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  Le cocotier  Il n’a point de branches ; au sommet de sa tige, il érige une touffe de palmes. La palme est l’insigne du triomphe, elle qui, aérienne, amplification de la cime, s’élançant, s’élargissant dans la lumière où elle joue, succombe au poids de sa liberté. Par le jour chaud et le long midi, le cocotier ouvre, écarte ses palmes dans une extase heureuse, et au point où elles se séparent et divergent, comme des crânes d’enfants s’appliquent les têtes grosses et vertes des cocos. C’est ainsi que le cocotier fait le geste de montrer son cœur. Car les palmes inférieures, tandis qu’il s’ouvre jusqu’au fond, se tiennent affaissées et pendantes, et celles du milieu s’écartent de chaque côté tant qu’elles peuvent, et celles du haut, relevées comme quelqu’un qui ne sait que faire de ses mains ou comme un homme qui montre qu’il s’est rendu, font lentement un signe. La hampe n’est point faite d’un bois inflexible, mais annelée et, comme une herbe, souple et longue...

Le regard

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  Les gens ne se regardent plus ils se survolent. Quand quelqu'un te regarde vraiment tu te sens gêné, tu fuis Car tu as l'impression qu'il lit dans ton âme. Peur d'être découvert, peur qu'il sache qui tu es vraiment... Alors on devrait se poser une question : Pourquoi ai-je peur de montrer qui je suis vraiment ?  Pourquoi ai-je peur d'être moi ? Alors que le seul but dans cette vie est d'être qui on est vraiment!!! Le mariage de la matière qui nous compose et de notre âme Pour devenir la nature divine. Alors ???  Que voulez-vous faire ? L'âme

Coccinia grandis

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  Il y avait un rocher que je voulais absolument atteindre mais vraiment trop loin en passant par la rivière du Ouaki. J'en ai taillé un de chemin, à coup de coupe-coupe, dans des roseaux de plus de 2m. Le temps passait, plus d'une heure et je n'avais plus d'eau. J'ai trouvé des fruits étranges que je ne connaissais pas. La fatigue alourdissait mes pas mais il me fallait atteindre la rivière. Quand j'y suis parvenu, se fut un vraie libération. Sans âme qui vive, le paradis où la nature respire, j'ai suivi le cours d'eau jusqu'au plus gros rocher. J'ai caressé le bas de la falaise, sur un banc de sable je me suis posé. J'ai nagé tout nu. Prenant encore repos dans ce moment de liberté, le dos contre la falaise sous la brûlure du soleil, les jambes dans l'eau. Au bout d'un moment plein de petits poissons sont venus contre ma cuisse, ils n'avaient pas peur. Et puis.... je suis reparti avec ma bouteille remplie d'eau du ...

Et la lune, dis ?

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  Sur le calme rivage de la mer La nuit s'est levée, Et la lune se détache des nuages, Et les vagues murmurent : Cet homme-là, est-il fou ? Ou bien est-il amoureux ? Car il a l'air à la fois triste et serein, Serein et triste à la fois ? Mais la lune, elle, rit, Et d'une voix claire elle parle : Celui-là est amoureux et fou, Et de surcroît un poète. Poème de Heinrich Heine, (1797-1856)

Terre sauvage

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« C'était cette Terre dont nous avons entendu parler, faite de Chaos et de Vieille Nuit. ici n'était pas le jardin de l'homme, mais le globe sans main. Ce n'était ni pelouse, ni pâturage, ni hydromel, ni bois, ni culture, C'était la surface fraîche et naturelle de la planète Terre, telle qu'elle a été faite pour toujours et à jamais, — pour être la demeure de l'homme, disons-nous, — ainsi la Nature l'a faite, et l'homme peut l'utiliser. L'homme ne devait pas y être associé. C'était la Matière, vaste, formidable, — pas sa Terre Mère dont nous avons entendu parler, pas pour qu'il marche dessus ou qu'il y soit enterré, — non, c'était trop familier. jusqu'à laisser ses os reposer là. Là se sentait la présence d'une force qui n'était pas obligée d'être gentille avec l'homme. C'était un lieu de paganisme et de rites superstitieux,— être habitée par des hommes plus proches parents des rochers et des bêtes s...